Commissaires précédents

Dunja Mijatović (Bosnie-Herzégovine) a été la Commissaire aux droits de l'homme du 1er avril 2018 au 31 mars 20024. En tant que commissaire, elle a concentré son travail thématique sur une série de questions relatives aux droits humains, notamment la liberté d'expression, la sécurité des journalistes, la protection des défenseurs des droits de l'homme, les droits des migrants et des réfugiés, et la lutte contre la discrimination et les discours de haine. Elle a également travaillé pour relever les défis auxquels sont confrontés les femmes, les enfants et les groupes vulnérables, en particulier ceux touchés par les conflits et les déplacements, et sur les conséquences sur les droits humains de la guerre de la Russie en Ukraine.

Avant sa nomination au poste de Commissaire, elle a été représentante de l'OSCE pour la liberté des médias (2010-2017), directrice de la radiodiffusion à l'Agence de régulation des communications de Bosnie-Herzégovine (2001-2010), présidente de la plate-forme européenne des agences de régulation ( 2007-2010) et du Groupe d'experts du Conseil de l'Europe sur la liberté d'expression et d'information en temps de crise (2005-2007).

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Nils Muižnieks (Lettonie) a été Commissaire aux droits de l’homme du 1er avril 2012 au 31 mars 2018. Il a consolidé le travail et la visibilité de cette institution, en se rendant dans l’ensemble des États membres, en publiant de nombreux rapports, rapports thématiques et tribunes. Son mandat se caractérise particulièrement  par un travail considérable mené en Ukraine et en Turquie, ainsi que des travaux dans le domaine des migrations, du contre-terrorisme et en faveur des droits des femmes. Il a également constamment œuvré pour la protection des Roms, des personnes LGBTI, des enfants et des personnes souffrant de handicaps, ainsi que pour la liberté d’expression. En outre, il a significativement développé la présence de son bureau sur les réseaux sociaux.

Il était auparavant directeur de l’Institut de recherches sociales et politiques à la faculté des sciences sociales de l’Université de Lettonie à Riga (2005-2012), président de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (2010-2012), ministre letton en charge de l’intégration sociale, de la lutte contre les discriminations, des droits des minorités et du développement de la société civile (2002-2004) et directeur du Centre letton des droits de l’homme et des études ethniques (1994-2002).

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 Thomas Hammarberg (Suède) a été Commissaire aux droits de l'homme du 1er avril 2006 au 31 mars 2012. Il a développé le système des visites de pays et le dialogue avec les autorités nationales, mettant l'accent sur la mise en œuvre effective des normes en matière de droits de l'homme. Il a amélioré le profil et la visibilité de l'Institution et renforcé l'impact de celle-ci. Parmi les faits marquants de son mandat, on peut citer ses activités humanitaires à la suite du conflit de 2008 en Géorgie, la défense des droits de l'homme des Roms et des migrants, et les actions de sensibilisation aux droits de l'homme des LGBT.

Avant d'être nommé Commissaire, il a été Secrétaire général du Centre international Olof Palme basé à Stockholm (2002-2005), ambassadeur du Gouvernement suédois pour les affaires humanitaires (1994-2002), Secrétaire général de « Save the Children » en Suède (1986 1992) et Secrétaire général d'Amnesty International dont le siège est à Londres (1980-1986).

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 Álvaro Gil-Robles (Espagne) a été le premier Commissaire aux droits de l'homme, exerçant cette fonction du 15 octobre 1999 au 31 mars 2006. C'est lui qui a façonné le profil du Bureau et le rôle de celui-ci au sein du système européen de droits de l'homme, lui permettant ainsi d'asseoir sa crédibilité internationale. Parmi les éléments les plus importants à mettre à l'actif de M. Gil Robles, on peut citer son engagement pour la protection des droits de l'homme à la suite du deuxième conflit en Tchétchénie, sa lutte pour l'amélioration des conditions de détention dans les établissements pénitentiaires, la défense des droits des minorités et le soutien apporté aux acteurs nationaux dans le domaine des droits de l'homme, notamment les médiateurs, les autres institutions nationales et les organisations non gouvernementales.
 

Auparavant, M. Gil-Robles a été médiateur de l'Espagne (1988 1993), avocat auprès de la Cour constitutionnelle espagnole (1980 1983) et professeur titulaire à l'Université Complutense de Madrid (1978-1980).