La violence à l’encontre des enfants peut prendre de nombreuses formes. Certaines d‘entre elles, comme la traite ou la pédophilie organisée, font l‘objet d‘une grande couverture médiatique. D‘autres sont plus insidieuses et moins faciles à identifier. Elles se déroulent dans des lieux qui devraient être des refuges pour les enfants, comme l‘école, la famille ou les institutions d‘accueil. La violence est souvent entourée d‘un climat de secret. Dans de nombreux pays européens, la société tolère, et même approuve, certaines formes courantes de violence à l’égard des enfants, notamment celles infligées au sein de la famille, comme les châtiments corporels.

La violence infligée aux enfants est une violation des droits de l‘homme, comme l‘énonce l‘article 19 de la Convention des Nations unies relative aux droits de l‘enfant. Malgré de nombreux traités internationaux et régionaux qui protègent les droits de l‘enfant, la violence à leur encontre demeure très répandue. Elle se rencontre dans tous les pays d‘Europe, quelle que soit l‘origine géographique ou la couche sociale des personnes. Quoiqu‘à des degrés divers, la violence peut priver les enfants de leur bien-être, de leur capacité d‘apprentissage ou de leur aptitude à se socialiser normalement, et elle peut avoir des effets dévastateurs sur leurs futures vies d‘adultes.   

Le Conseil de l‘Europe continue de s‘attaquer aux diverses formes de violence contre les enfants à travers des activités d‘élaboration de normes, de renforcement des capacités et de sensibilisation. Il s'est engagé à collaborer avec ses 47 États membres et à les soutenir dans la mise en œuvre de l'Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable, en particulier son article 16.2 sur mettre fin à toutes formes de violence à l'égard des enfants.