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Activités DG I 

Direction Générale des Affaires juridiques (DG I)

Présentation de nos activités

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Voir également notre documentation générale « Construire ensemble l’Europe du droit » (brochure, dépliant, CD-ROM)
Voir également les résultats des activités mises en œuvre par notre Direction Générale
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Vue d’ensemble

 

Dans le domaine juridique, le Conseil de l’Europe apporte une contribution essentielle au développement d’un espace juridique européen, en harmonisant et modernisant les ordres juridiques des Etats membres sur la base de standards communs élaborés au sein de l’Organisation. Son objectif général est de favoriser la mise en place et le développement d’institutions et de procédures démocratiques aux niveaux national, régional et local, et de promouvoir le respect des principes de l’Etat de droit.

 

Coopération juridique

 

Mettre le droit au service de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit, rendre la justice plus efficace pour les citoyens, rechercher des solutions communes aux problèmes juridiques et éthiques que pose l’évolution scientifique et technique.

 

Améliorer le fonctionnement de la justice

L’efficacité d'un système judiciaire indépendant est une de nos préoccupations majeures, reflétées dans de nombreux instruments spécifiques. Sur cette base, nous travaillons pour le développement de l’indépendance et l’impartialité des juges (le Conseil Consultatif de Juges Européens joue un rôle essentiel à cet égard) et des mesures concrètes visant à améliorer la qualité et l'efficacité de l'organisation et des procédures judiciaires à travers les travaux de la Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ), chargée notamment d'évaluer le fonctionnement des services judiciaires dans les Etats membres. La Journée européenne de la justice civile (25 octobre de chaque année) a été conjointement créée par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne,dans le but est de mieux expliquer au public la justice et le rôle de ses professionnels.

Formation des professions juridiques

Pour assurer une justice garante de l’Etat de droit, le Conseil de l’Europe participe à la formation de l’ensemble des professionnels de la justice, au sens large (juges, procureurs, avocats, huissiers de justice, greffiers et notaires, mais aussi fonctionnaires de police et personnel pénitentiaire). L’Organisation travaille au développement des structures de formation de ces professions, telles que les Ecoles de la Magistrature - grâce notamment aux travaux du Réseau de Lisbonne - ou les Académies de police.

Le Conseil de l’Europe favorise les contacts directs entre membres d’une même profession, et définit des principes directeurs relatifs à son organisation. Des réunions et conférences ont régulièrement lieu : elles rassemblent par profession les acteurs du système judiciaire, à savoir les Présidents des Cours Suprêmes européennes, les associations de juges, les Procureurs généraux européens ou encore les Barreaux.

Lutte contre le terrorisme

Le Conseil de l'Europe contribue aux efforts de lutte contre le terrorisme déployés par la communauté internationale, notamment à travers l’adoption de nouveaux instruments juridiques reposant sur le principe fondamental qu’il est possible et nécessaire de lutter contre le terrorisme tout en respectant les droits de l’homme et l’Etat de droit. Le Comité d’experts sur le terrorisme (CODEXTER) poursuit la coordination de l’action dans ce domaine, l’identification des lacunes pouvant faire l’objet d’une action future du Conseil de l’Europe ainsi que des actions visant la protection et le dédommagement des victimes du terrorisme.

Combattre la corruption, le crime organisé et le blanchiment de capitaux

L’action du Conseil de l'Europe contre la corruption, le crime organisé et le blanchiment des capitaux suit une approche multidisciplinaire et s’appuie sur trois piliers interdépendants: mise en place de normes européennes (Convention pénale sur la corruption et son Protocole, Convention civile sur la corruption, Convention relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme, de même qu'une série de recommandations et résolutions), évaluation de la conformité aux normes européennes (GRECO pour la corruption, MONEYVAL pour le blanchiment des capitaux) et renforcement des capacités de réaction contre ces phénomènes criminels par des programmes de coopération technique.

Traite des êtres humains

La Convention du Conseil de l’Europe sur la traite des êtres humains, ouverte à la signature lors du 3ème Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’Europe est axé sur la protection des victimes de la traite et la sauvegarde de leurs droits et vise la prévention de la traite ainsi que la poursuite des trafiquants. Elle s’applique à toutes les formes de traite nationale ou transnationale, liée ou non au crime organisé, quelles que soient les victimes : femmes, hommes ou enfants et quelles que soient les formes d’exploitation : exploitation sexuelle, travail ou services forcés, etc. La Convention prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi indépendant.

Protection du cyberespace

La Convention sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe, entrée en vigueur le 1er juillet 2004, est le premier traité international sur les infractions pénales commises via les réseaux informatiques, en particulier des infractions portant atteinte aux droits d'auteurs, de la fraude liée à l'informatique, de la pornographie enfantine, ainsi que des infractions liées à la sécurité des réseaux. Le Protocole additionnel à la Convention vise l'incrimination des actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques.

Protection des enfants

Notre Organisation est particulièrement engagée dans la défense des droits de l'enfant. Un Plan d’Action contre l’exploitation sexuelle des enfants au niveau européen et une recommandation en la matière ont été adoptés en 2001.

En matière civile, le Conseil de l’Europe renforce la protection apportée aux enfants à travers des normes relatives à l'exercice du droit des enfants, aux relations personnelles entre l’enfant et ses parents, à l'adoption, au droit de garde, au droit de visite frontalier ou à l’établissement des liens de filiation.

Bioéthique, xénotransplantation, biotechnologie et sécurité alimentaire

La protection de la personne humaine trouve sa pleine expression dans le domaine de la recherche biomédicale. Pionnier en la matière, le Conseil de l’Europe a élaboré une Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine, laquelle est complétée par des protocoles en raison des rapides avancées de la science, notamment en matière de transplantation d’organes, d’interdiction du clonage humain et recherche biomédicale. D'autres protocoles relatifs au statut de l'embryon et du fœtus humain et à la génétique humaine sont en cours de discussion.

Préoccupé par l’utilisation des animaux par l’homme, le Conseil de l’Europe a adopté des Conventions relatives à la protection des animaux, notamment lors de transports internationaux ou dans les élevages.

Psychiatrie et droits de l'homme

Le Conseil de l’Europe accorde une attention particulière à la protection des personnes atteintes de troubles mentaux, lorsqu’elles sont placées contre leur volonté dans des établissements psychiatriques (notamment à travers une recommandation spécifique).

Réformes législatives

Le Conseil de l’Europe coopère avec ses Etats membres pour assurer la conformité des ordres juridiques internes aux normes européennes. Cette assistance législative (expertises des textes de loi), concerne tous les domaines du droit, des principaux codes en matière civile, pénale ou administrative aux domaines plus spécifiques tels que la bioéthique ou la protection des données, par exemple.

Notre Organisation travaille également à l’introduction des procédures législatives efficaces et au développement de techniques modernes de rédaction des lois, afin de rendre le système juridique plus cohérent et les normes juridiques plus compréhensibles pour le public.

Constitutions et questions constitutionnelles

La Constitution est la norme suprême d’un Etat qui en définit et organise l'ordre institutionnel; elle est par conséquent la pierre angulaire d'un Etat de droit. Le Conseil de l’Europe, par l’intermédiaire de la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise), participe au débat constitutionnel en Europe et contribue à apporter des solutions institutionnelles au règlement des conflits. La Commission de Venise est un forum d’échanges d’information, d’expériences, d’idées et de projets dans le domaine constitutionnel.

Etrangers et citoyens

La Convention européenne sur la nationalité est l'unique instrument juridique international en la matière, visant notamment à limiter autant que possible les situations d’apatridie et de trouver des solutions aux problèmes juridiques connexes.

Prévention du crime

Le Conseil de l'Europe formule des lignes directrices en matière de prévention du crime et de la délinquance des mineurs. L'Organisation considère l'efficacité de chaque politique préventive nationale et énonce des principes généraux, auxquels les Etats sont invités à se référer pour améliorer leur propre système de prévention.

Fonctionnement des Conventions dans le domaine pénal

Des textes juridiques importants ont été adoptés tels que la Convention d'extradition, la Convention d'entraide judiciaire en matière pénale ou la Convention sur le transfert des personnes condamnées. Ces traités internationaux font l'objet d'un suivi méthodique afin d'adapter précisément les textes à la réalité. Le Conseil de l'Europe s'investit également dans la mise en œuvre du Statut de la Cour Pénale Internationale.

Police et sécurité intérieure

Notre Organisation accorde une place importante à l’organisation et à l’éthique de la police. Le Code éthique de la police a été adopté en 2001 pour soutenir les réformes dans les Etats membres. Son application est suivie par un Comité consultatif spécifique. Le Code d'éthique constitue la base de la coopération du Conseil de l’Europe avec ses Etats membres.

Système pénitentiaire

Le Conseil de l’Europe établit des lignes directrices en faveur des Etats membres afin d’améliorer les conditions de détention des prisonniers. La libération conditionnelle, le sort des détenus de longue durée et la détention provisoire sont traités dans ce cadre. Le développement de moyens alternatifs à l’emprisonnement est également étudié. De même, des experts participant aux réunions de gestion des programmes pénitentiaires sont chargés d’assister les Etats membres, notamment les Etats de l’Europe du Sud-Est et de la Communauté des Etats Indépendants, dans leur processus de réformes pénitentiaires.

Droit international public

Dans un contexte politique qui favorise l'interdépendance entre les Etats, le Conseil de l’Europe cherche à créer un cadre de coopération internationale pour renforcer le rôle du droit international public et pour exercer une influence sur son développement par des contacts et des échanges d’expériences entre les conseillers juridiques des Etats membres.

Justice administrative et fonctionnement de l'Administration

Nous cherchons à privilégier le développement des rapports entre l’Administration et les citoyens ainsi que la protection des individus. Nos travaux visent notamment à assurer que les autorités administratives respectent les règles de droit et à organiser un contrôle efficace de l’action de l’Administration, y compris par un juge.

Société civile

Le Conseil de l’Europe est l’auteur du seul texte juridique international relatif au statut de la société civile: la Convention européenne relative à la reconnaissance de la personnalité juridique des Organisations Internationales Non Gouvernementales. En 2003, le Conseil de l’Europe a publié les Principes Fondamentaux sur le statut juridique des ONG qui devrait être pris en compte dans la législation des Etats désireux de conférer une base juridique solide aux ONG présentes sur leurs territoires.

Protection des données

L’ensemble des données fournies par les individus, que ce soient des informations à caractère personnel ou médical, des données collectées en vue d’études statistiques ou aux fins d’assurance, des données policières, judiciaires ou encore des données résultant d’une vidéosurveillance ou de la lecture de cartes à puces, doivent faire l’objet d’un traitement spécifique, dans la mesure où le respect de la vie privée des personnes doit prévaloir sur le droit à l’information. La Convention pour la protection des données à caractère personnel, complété par un Protocole additionnel concernant les autorités de contrôle et les flux transfrontières de données ainsi que de nombreuses recommandations sectorielles, assurent la garantie de confidentialité des informations divulguées par les individus.

 

Démocratie locale et régionale

 

Favoriser l’autonomie locale et régionale, échanger l'expérience et développer la politique concernant les structures administratives et juridiques, ainsi que les finances des collectivités locales et régionales, promouvoir la coopération transfrontalière entre les collectivités territoriales, mettre en valeur la diversité culturelle et linguistique des régions.

 

Le Conseil de l’Europe a pour ambition de protéger et de renforcer la démocratie locale et régionale et de promouvoir la décentralisation des pouvoirs et la participation des citoyens à la vie des collectivités locales et régionales. C’est dans cette perspective qu’a été élaborée la Charte européenne de l’autonomie locale. Ainsi l’Organisation travaille-t-elle à toutes les questions concernant le cadre juridique, les structures, les tâches, les ressources et le fonctionnement des collectivités territoriales.

Le programme de coopération porte notamment sur l’assistance législative dans le domaine de la démocratie locale et régionale, la répartition des compétences entre les différents niveaux de gouvernement et les relations entre ces niveaux, l’assistance législative et technique lors de l’élaboration des systèmes de finances locales et régionales et pour la gestion des services publics municipaux, la formation des élus et des fonctionnaires des collectivités locales et régionales et la gestion et la formation des Associations de pouvoirs locaux et régionaux.

Développement de la coopération transfrontalière

Les régions frontalières s’ouvrent davantage sur l’extérieur, offrant des perspectives de nouveaux partenariats par-delà les frontières (par exemple, la création d’Eurorégions). Le cadre juridique de coopération est défini dans la Convention-cadre européenne sur la coopération transfrontalière des collectivités ou autorités territoriales. La politique du Conseil de l’Europe répond à un double objectif : instaurer la confiance et établir des relations de bon voisinage et lever les obstacles, notamment juridiques, qui empêchent les collectivités territoriales de coopérer.

Langues régionales ou minoritaires

Les langues régionales ou minoritaires constituent une partie intégrante du patrimoine culturel européen qu'il convient de sauvegarder et promouvoir. Depuis 1992, le Conseil de l'Europe propose aux Etats européens la possibilité de confirmer leur engagement pour la protection de ce patrimoine par le biais d’un instrument juridique : la Charte eur
opéenne des langues régionales ou minoritaires.

 
 
 

Traités

Le Comité des Ministres «examine les mesures propres à réaliser le but du Conseil de l'Europe, y compris la conclusion de conventions et d'accords». Le texte d'un traité est finalisé lorsqu'il est adopté par le Comité des Ministres, qui fixe la date d'ouverture du traité à la signature. Les conventions prennent un caractère obligatoire pour les Etats qui les ratifient. Près de 200 traités ont été adoptés à ce jour.

 

Recommandations

Le Comité des Ministres peut faire des recommandations aux Etats membres sur des questions pour lesquelles le Comité a décidé d'une «politique commune». Les recommandations n'ont pas un caractère obligatoire pour les Etats membres. Le Statut autorise le Comité des Ministres à inviter les gouvernements membres «à lui faire connaître la suite donnée par eux» aux recommandations.