Building a Europe for and with Children: Council of Europe three-year action programme - Launching conference, Monaco, 4 - 5 April 2006
(To be Checked against delivered Speech)
(French version only)
Discours de Gérard GRENERON, Vice Président de la Conférence des OING
Altesse,
Excellence,
Madame la Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe,
Madame et Messieurs les représentants du Conseil de l'Europe,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,
La Conférence de lancement du programme « Construire une Europe pour et avec les Enfants » est le premier pas sur le chemin qui nous est proposé de parcourir ensemble durant trois ans.
L’impulsion de ce programme a été donnée à Varsovie, en mai dernier, par les 46 Chefs d’Etat et de Gouvernement du Conseil de l'Europe réunis à l’occasion de leur 3ème Sommet.
Ils ont décidé la mise en œuvre d’un programme du Conseil de l'Europe pour promouvoir les droits de l’enfant et le protéger contre toutes les formes de violence.
L’idée que les droits des plus fragiles nécessitent une protection particulière a émergé lentement et c’est au 20ème siècle que la communauté internationale s’est engagée dans cette voie.
Rappelons, pour mémoire, le 20 novembre 1959, date à laquelle l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la première Déclaration des droits de l’enfant qui prend le relais de la Déclaration de Genève adoptée par la Société des Nations en 1924.
En 1989, enfin, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte à l’unanimité la Convention internationale des droits de l’enfant. Celle-ci devient juridiquement obligatoire pour les Etats le 2 septembre 1990.
Elle vise à définir un véritable droit de l’enfance à l’échelle mondiale. Sur les 54 articles que comporte la Convention, 41 sont consacrés aux droits de l’enfant proprement dits. Reprenant les droits définis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, elle renforce certains d’entre eux et ajoute des droits spécifiques.
Elle comporte des droits civils, des droits sociaux, des droits culturels et des droits politiques qui répondent à trois critères: protection, prestation et participation.
Des textes du Conseil de l'Europe, Convention européenne des Droits de l'Homme, la Charte Sociale Européenne – dans ses articles 7 et 17 – protègent également les enfants.
Les textes qui prévoient et défendent les droits de l’Enfant pourraient nous faire croire que l’enfant est aujourd’hui à l’abri de toutes les violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques.
Malheureusement, ce n’est pas le cas !
Pour atteindre l’objectif que le Conseil de l’Europe nous a fixé : “Construire une Europe pour et avec les Enfants ” nous devons travailler ensemble, représentants gouvernementaux, parlementaires, experts du Conseil de l’Europe, de l’Union européenne, des Instituions Internationales, représentants des Organisations Non Gouvernementales internationales et nationales et bien entendu les enfants.
Pour gagner le pari qui nous est fixé nous devons vouloir que l'enfant devienne acteur, qu’il agisse. Il faut pour cela l'associer à l'organisation de projets où il puisse trouver sa place. Le rôle de l'adulte est alors d'accompagner l'enfant et non de décider de tout à la place de l'enfant.
Les deux journées de séminaire qui ont précédé cette Conférence et durant lesquelles les jeunes ont préparé leur contribution s’inscrit parfaitement dans cette stratégie. Je suis convaincu que leurs travaux enrichiront grandement et éclaireront les débats.
Les autres thèmes que nous aborderons sont les moyens à mettre en œuvre et les partenariats à créer pour lutter et éradiquer toutes les formes de violence contre les enfants en brisant le mur du silence.
La violence revêt bien des aspects et désigne le fait de frapper ou de battre un enfant, notamment de l'intoxiquer, le brûler, lui infliger des coups, le mordre, le secouer, le lancer à terre, l'étrangler ou exercer toute force ou forme de contrainte contre lui.
Un autre aspect de la violence physique contre les enfants est l’emploi de la violence justifiée par la discipline. Les recherches indiquent cependant que la discipline physique n'est pas une façon efficace d'exercer une influence favorable sur le comportement de l'enfant.
Ces études ne doivent pas être interprétées comme une remise en cause de l'autorité parentale, mais bien comme la meilleur façon de l'appliquer.
Enfin, la violence sexuelle envers les enfants revêt différents aspects et utilisent aujourd’hui les moyens de diffusion les plus rapides à l'époque du numérique. L'enfant peut être rapidement exposé à un contact, à une activité ou à un comportement à caractère sexuel, à des documents à caractère pornographique ou pédopornographique.
La Conférence des OING du Conseil de l’Europe et son bureau nouvellement élu se sont engagés dans ce programme pluriannuels avec enthousiasme et volonté.
La Conférence jouera un rôle actif et utile dans la conception et la mise en œuvre du programme transversal avec ses partenaires du “quadrilogue” au sein du Conseil de l’Europe.
Les OING du Conseil de l’Europe qui représentent l’expression du pluralisme démocratique vont par leur expertise dans leurs domaines de compétence, leur vaste champ d’action, leur diversité, leur lien direct avec le public, tout mettre en œuvre pour enrichir ce programme et le promouvoir en usant de leur capacité à mobiliser l’opinion publique.
En ce sens, la Présidente de la Conférence des OING, Annelise OESCHGER, malheureusement retenue, m’a prié de vous transmettre ses meilleurs vœux de réussite pour les travaux de la Conférence de lancement. Elle m’a également confié le suivi de l’ensemble du programme et la coordination des travaux des OING du Conseil de l’Europe. Je m’y emploierai avec l'appui de mes collègues des OING.
On a pour coutume de dire que " l'enfant est un être en devenir ”. Soyons tous convaincus que pour que ce futur soit meilleur nous devons le conjuguer au présent.
Merci de votre attention.